Mary Tabor : L'âme sœur oubliée de l'histoire des fleurs de Bach

Vous connaissez probablement les 38 fleurs du Dr Edward Bach ou peut-être avez-vous un composé d’urgence en permanence au fond de votre sac pour les moments de stress. Mais connaissez-vous Mary Tabor ? Non ? C’est normal, et c’est justement là tout le mystère…

Le nom de Mary Tabor commence tout juste à réapparaître dans la lumière après des décennies d’oubli. Pourtant, cette femme a vécu aux côtés de Bach, a partagé sa vision spirituelle profonde et c’est même elle qui a déclaré son décès en novembre 1936. Alors pourquoi a-t-elle été si longtemps effacée de l’histoire officielle des fleurs de Bach ?

Le mystère d'un nom disparu

Pendant plus de 80 ans, Mary Tabor n’était qu’une ombre dans l’histoire des fleurs de Bach. Son nom apparaissait parfois dans les marges, flou, incomplet, presque effacé. Même les chercheurs les plus passionnés butaient sur une énigme : qui était vraiment cette femme mystérieuse ?

Il a fallu le travail acharné de deux détectives des temps modernes – le psychologue argentin Eduardo H. Grecco et l’enseignant espagnol Lluís Juan Bautista – pour enfin lever le voile sur cette femme extraordinaire. Leur enquête, digne d’un roman policier, les a menés des archives britanniques aux registres généalogiques, avec des révélations surprenantes à la clé.

Rencontre Dr Edward Bach et Mary Tabor

Une femme de l'ombre mais une présence essentielle

Ce que nous savons aujourd’hui, c’est que Mary était issue de la petite noblesse anglaise, éduquée dans l’une des écoles les plus prestigieuses d’Angleterre. Mais elle n’était pas destinée à une vie conventionnelle. Après des années consacrées à prendre soin de son père, elle disparaît mystérieusement pendant 7 ans… pour réapparaître en 1934 dans la vie d’Edward Bach.

La rencontre de deux âmes rebelles

1930, Pwllheli, un petit village au bord de la mer galloise. C’est là, dans une simple chapelle, que Mary et Edward se seraient rencontrés pour la première fois. Elle écrira plus tard : « Aujourd’hui, je me suis souvenue de notre première rencontre, orchestrée par le Divin… dans cette petite chapelle, si simple, mais remplie d’Esprit. »

Quelques années plus tard, Mary met sa maison Wellsprings à disposition de Bach, à peine deux mois après qu’il se soit installé à Mount Vernon. Une connexion profonde s’était établie entre ces deux anticonformistes, passionnés, idéalistes et rebelles qui partageaient une vision spirituelle de la vie, bien au-delà des conventions de leur époque.

Mary Tabor, la gardienne d'un message spirituel

Alors que Nora Weeks et Victor Bullen se concentraient sur les 38 élixirs floraux, Mary semblait porter une vision plus spirituelle et métaphysique. Le 1er novembre 1936, quelques semaines avant sa mort, Bach confie à son équipe une mission sacrée : « Je vous implore tous les trois de continuer le merveilleux travail que nous avons commencé. »

Mary répond : « J’ai accepté la tâche que tu m’as confiée : écrire tes enseignements. Je ne m’arrêterai pour aucune raison. »

Et elle tint parole. En 1938, elle publie « Fidèle à toi-même » (To Thine Own Self), un roman spirituel où elle transmet, à travers des récits semi-fictifs, tous les principes philosophiques de Bach : l’immortalité de l’âme, la réincarnation, l’importance du présent, le libre arbitre, la vie comme « journée d’école », …

Pourquoi ce livre est-il resté si longtemps dans l’oubli ? Le roman n’a jamais été réédité et Mary elle-même semble s’être progressivement retirée de l’histoire officielle des fleurs de Bach. Les raisons restent floues : divergences de vision ? Choix personnel ? Circonstances de l’époque ? Le mystère demeure…

Ce qui est certain, c’est que deux visions complémentaires coexistaient : l’une plus axée sur les remèdes floraux et leur application pratique, l’autre héritière du message spirituel et métaphysique profond. Mary incarnait cette seconde vision.

Aujourd’hui, grâce au travail des chercheurs et à la redécouverte de « Fidèle à toi-même », nous pouvons enfin accéder à cette dimension oubliée de l’œuvre de Bach. Ce roman n’est pas qu’une simple fiction, c’est un manuel spirituel codé qui révèle la philosophie profonde derrière les fleurs de Bach.

Et c’est ce trésor que je m’apprête à vous partager…

Au cours des prochains mois, je traduirai et décrypterai des passages choisis de ce roman. Vous découvrirez comment Mary, sous les traits de Marian, et Edward Bach, caché derrière les personnages de Davidsson et Jack Burton, nous transmettent un message spirituel puissant sur l’authenticité, la liberté intérieure et le courage d’être soi-même.

J’explorerai avec vous les symboles cachés, les clés de lecture et les liens avec la philosophie du Docteur Bach. Certains chapitres seront partagés intégralement, d’autres en extraits commentés. Une aventure littéraire et spirituelle qui nous mènera au cœur d’un enseignement intemporel…

Car comme le dit Mary dans son livre : être fidèle à soi-même, c’est finalement la seule véritable obligation que nous ayons dans cette vie. Et c’est un message qui résonne encore plus fort aujourd’hui, près d’un siècle plus tard.

Les premiers extraits arrivent très bientôt…

Laurence Neige

22 réflexions sur “Mary Tabor : L’âme sœur oubliée de l’histoire des fleurs de Bach”

  1. Marion Duboule

    Bravo Laurence pour cette présentation, ça donne vraiment envie d’en savoir plus.
    On dit que derrière un homme extraordinaire, se cache souvent une discrète compagne, soutenante, inspirante et peut-être même plus ?
    Marion

  2. Oh gratitude pour cet article, quel bonheur de le découvrir !
    Un grand merci, hâte de voir la suite de cette vie spirituelle !

  3. Bonjour Laurence,
    Quel plaisir de te lire et de découvrir prochainement grâce à toi ce pan encore méconnu de l’histoire des fleurs de Bach. Cela s’annonce passionnant et fort instructif. Grand Merci à toi pour les richesses que tu vas nous partager.
    À tout bientôt !

  4. J’ai commencé par l’énigme du Château du Roi avant de lire cet article, j’ai encore plus hâte d’avoir la suite maintenant.
    Je comprends pourquoi cette femme te passionne. Merci tellement de nous partager cela, cela m’a l’air d’être des informations tellement primordiales, nécessaires et puissantes.
    Vivement la suite !

  5. Je suis impatiente de vous lire! Je découvre votre site et votre blog. Devenue conseillère récemment je suis très reconnaissante de tout ce que vous partagez. Bravo !

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